C'est quoi une BF?

   
 


 

 

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Ensemble de Cuivres Naturels de Lyon
 
 
 
La batterie-Fanfare :

 
       Il semble très difficile de fixer une date précise à la création de la batterie-fanfare telle que nous la connaissons aujourd’hui, à savoir un ensemble constitué de :
Trompettes, Trompettes-Basses, Cors MI bémol,
Clairons, Clairons-Basses SI bémol,
Contrebasses SI bémol ou MI bémol,
Percussions.
           Le premier ensemble professionnel de la sorte est celui de la Musique de l’Air de Paris, créé en 1936. C’est hélas le seul repère temporel qu’il nous semble possible de fixer « officiellement ». Il est vrai qu’il est beaucoup plus difficile de trouver des « sources » sures d’information dans le monde civil, alors que les archives militaires sont, quant à elles imparables. Mais même si les origines peuvent nous paraître assez floues ce qu’il convient de mettre en exergue c’est que le devenir de cet ensemble va se jouer au sein de la Musique de l’Air que nous venons de citer.
           En effet, c’est à la Musique de l’Air de Paris que tout va se décider et finalement donnera naissance à la batterie-fanfare sous sa forme actuelle. Ceci étant du notamment au tambour-major de cette formation : Robert Goute. Jacques Devogel, alors Chef de cette formation, s’intéressera à cette toute jeune formation, en inscrivant notamment son répertoire dans la « musique légère » ou dans la fantaisie. Cette démarche représentera une réelle innovation dans la conception de l’écriture pour les instruments naturels. 
          L’évolution de l’écriture notamment passera de l’alternance des phrases en Sib et Mib, à une vision de l’écriture mélodique dans sa globalité en travaillant sur les familles d’instruments. Cette nouvelle approche intéresse d’ailleurs des nouveaux compositeurs peu familiers de ce genre de familles instrumentales: Guy Luypaerts (qui compose également pour Batterie-Fanfare et Harmonie), Laurent Delbecq, Roger Fayeulle (Directeur Orchestre de Scène de l’Opéra de Paris) dont les pièces demeurent d’une qualité remarquable. S’en suivront les tous premiers enregistrements bien évidemment réalisés par les seuls ensembles professionnels existants, donc militaires (Air, Gardiens de la Paix, Police Nationale …), ce qui n’empêche pas les amateurs civils de développer largement ce genre, mais la couverture médiatique en moins.
           Le développement du phénomène batterie-fanfare, et l’enrichissement du répertoire vont entraîner une recherche de formation individuelle des musiciens. Jusqu’alors en effet, l’enseignement diffusé était quasi exclusivement empirique, avec les difficultés mais aussi les dérives que cela peut laisser supposer. C’est particulièrement à ce niveau que le fédéralisme va jouer un rôle important. Au sein des grandes fédérations se créent progressivement des plans de formation individuelle, mais aussi des examens, visant ainsi à essayer de pallier les lacunes de l’enseignement des cuivres naturels. De véritables équipes de formation verront le jour formées de spécialistes, qui se déplaceront au travers des diverses régions pour transmettre leurs connaissances. Nous pouvons citer bien sûr Robert Goute pour le tambour, Bernard Jusserand pour le clairon et le cor, Marcel Poirrier pour les basses, également Lucien Vernier ainsi que Pierre Breard. Durant cette même période nous verrons également apparaître diverses méthodes instrumentales et solfégiques visant à accompagner l’évolution des personnes pratiquant ces instruments. Nous pouvons d’ailleurs souligner que depuis, ces bases et méthodes pédagogiques n’ont pas beaucoup évoluées si ce n’est pour le tambour.  Tout ceci visant la progression des ensembles professionnels et amateurs, qui abordent un répertoire bien plus riche et en accord avec son temps. L’écriture pour batterie-fanfare quant à elle poursuit encore son évolution, avec l’apparition de compositeurs « nouvelle génération » mêlant toujours plus les genres du jazz à la musique contemporaine.
 
Facture instrumentale :

           Le répertoire et la qualité d’exécution ne cessant d’évoluer depuis leur création, il est assez logique de voir quelques mutations au sein de la facture des instruments naturels. Ainsi, la facture générale de ces instruments est régulièrement améliorée, voire repensée pour le confort des instrumentistes toujours plus exigeants, mais aussi pour une meilleure justesse, une meilleure précision au niveau du centrage ainsi qu’une qualité sonore croissante. Cette évolution se traduit notamment par la réapparition de certains instruments un peu oubliés comme le bugle Alto qui sera remis au goût du jour dans les années 80 par André Souplet et qui sera commercialisé sous le nom de « bugle naturel ». Plus récemment, certaines formations (Troupes de Marine, Police Parisienne) se sont dotées d’instruments d’autres tonalités utilisés au XIXe siècle comme la trompette en Ré, copiée par Patrick Fraize ou encore de clairons en La. Force étant de constater que la poussée de composition a besoin de nouvelles couleurs et que donc elle ne peut aller que dans ce sens en favorisant l’émergence de nouveaux instruments. Il ne faut pas oublier non plus une autre tendance qui nous rapproche parfois du répertoire de variété qui amène certains compositeurs à utiliser dans certaines créations d’autres instruments comme le piano, la cornemuse la guitare électrique…
          En conclusion, il est important de souligner encore une fois que la batterie-fanfare est une spécificité française, bien éloignée du Brass Band anglais, et qu’elle fait partie intégrante de notre patrimoine culturel. Elle demeure encore aujourd’hui une exception culturelle française puisqu’à l’étranger ces instruments sont restés prisonniers de leur histoire et de leur tradition, c’est-à-dire qu’ils sont toujours cantonnés dans leur vocation à caractère militaire.

 

 
 

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